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La Festa dell' Ombra Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Veronie La Fée   
23-12-2007

Dans la tradition Italienne, cette fête porte le nom de «Fête de l'Ombre». Selon cette tradition, les morts retournent au monde des vivants lorsque tombe la nuit du 31 octobre au 1er novembre, pour une durée de trois nuits. En Sicile, il est coutume d'installer une chaise de plus à table, pour les morts de la famille, et leur laisser une part du repas. Les familles siciliennes sont également reconnues pour donner des banquets près des tombeaux familiaux où ils se rassemblent le 2 novembre pour honorer leurs morts.

Durant l'Empire Romain, les italiens de l'époque associaient la fève avec les morts, à cause de la tache noire si particulière et sa pétale blanche parfaite. Les Romains servaient des fêves aux banquets funéraires, pour honorer la connexion avec les morts. Cette association est restée à travers la sorcellerie italienne à travers les centenaires; la soupe aux fèves est encore un met traditionnel servi la veille de Novembre. Un bol de cette soupe est placée à l'extérieur, vers minuit, comme une offrande aux esprits, puis ils l'enterrent après le lever du soleil, le matin du 1er novembre.

Au Xe siècle en Italie, les moines chrétiens cherchaient un moyen d'assimiler cette célébration païenne et ont donc décidé de cuisinier une grande quantité de soupe aux fèves et en ont offert aux morts. Les paysans affamés ont pris plaisir à déguster cette soupe que les moines avaient laissé aux coins de chaque rue. L'Église acceptait que cette pratique puisse être continuée à cause des opportunités que cela lui offrait de pouvoir convertir. Ce n'est cependant qu'au tournant du XIVe siècle que l'Église a clamé le nom de cette célébration comme étant Ognissanti,  la Toussaint («All saints day») pour le 1er novembre et comme «All souls day» pour le 2 novembre.

Aujourd'hui en Italie, les célébrants mangent une friandise appelée ossi da morto («les os des morts») ainsi que les fave dei morte («fèves des morts»); ce sont des sucreries qui ressemblent à ces biscuits, mais qui ont la forme d'os et de fèves. En Sicile, certains pains rituels sont fabriqués dans la forme d'un corps qui repose, ou comme des visages des héros traditionnels et des personnages importants de l'Italie.

 

Vous aurez besoin :

- 1 huile essentielle qui vous inspire le Dieu;
- 2 chandelles rouges pour l'autel ;
- 4 chandelles noires pour les 4 points cardinaux;
- 1 représentation de crâne humain (dessin, biblot, etc.) placé vers l'Ouest;
- 1 encens préparé spécialement pour la Treguenda de l'hiver;
- 1 racine de rue
- 1 petite chandelle blanche
- quelques feuilles séchées (feuilles de chêne ou des épines de pin)
- 1 offrande personnelle au Dieu;
- Chaudron

1. Ouvrez le cercle de manière habituelle.

2. Face à l'autel, dites :
«Je suis venu(e) en cete nuit sacrée alors que le voile entre les mondes n'est plus qu'une brume. Je me joins aux esprits de ceux qui ont passé le voile. Ainsi qu'il se faisait autrefois, ainsi en est-il aujourd'hui, ainsi il en sera éternellement.»

3. Déposez le crâne à l'Ouest et dîtes:
«ô dieux anciens, vénérés par mes ancêtres ! Bénissez cet espace sacré dans lequel je vous adore aujourd'hui, afin que je puisse être protégé(e) des énergies entrantes.»

4. Toujours à l'Ouest, récitez le mythe de la Descente de la Déesse :
«Diana, ma Dame et Déesse, voulait résoudre tous les mystères, même celui de la mort. Ainsi, elle séjourna dans le monde d'en bas dans sa barque, sur la Rivière Sacrée de la Descente. Alors, il fallut qu'elle passa sept portes pour y entrer. Et son Gardien la défia, lui demanda de laisser quelque chose à chacune des portes traversées, car rien ne peut être reçu si rien n'est donné en échange.

À chacune des portes, la Déesse laissa quelque chose pour payer son passage, et les Gardiens s'exprimèrent en ces termes devant elle : Délaisse tout ce que tu possèdes, jusqu'au moindre bijou, car en ce monde tu ne peux rien transporter avec toi.

Alors Diana se dévêtit de ses bijoux et de ses vêtements devant les Gardiens,  et était liée, comme l'était toute chose qui souhaitait entrer au royaume des Morts et des Puissants. À la première porte, elle abandonna son sceptre, au second sa couronne, à la troisième son collier, à la quatrième sa bague, à la cinquième sa ceinture, à la sixième ses sandales et finalement à la septième sa robe.

Diana vint nue et fut présentée à Dis. Sa beauté était telle que Dis lui-même s'est agenouillé devant elle alors qu'elle entra. Il abandonna sa propre couronne et son épée à ses pieds et dit : Bénis soient les pieds qui t'ont conduit sur cette voie.
Puis, il se releva et dit à Diana: Reste avec moi, je t'en prie, et reçois ma caresse sur ton coeur.

Diana lui répondit : Mais je ne t'aime point, puisque à toutes choses que j'aime et que j'ai créées avec plaisir et lumière, tu les fais faner et leur cause la mort!

Ma Dame, répondit Dis, c'est à l'âge et au destin que tu dois t'en prendre! À cela, je ne puis rien, car l'âge amène toute chose à se faner, mais lorsque leur temps est venu de mourir, je leur donne le repos, la paix et la force. Pendant un temps, ils restent dans la lumière de la lune, avec les esprits lunaires, puis ils peuevnt retourner au royaume des vivants. Mais tu es si adorable, je te demande de ne pas t'en retourner, mais de me tenir compagnie ici.

Ce à quoi elle répondit : Non, puisque je ne t'aime point.
Alors Dis dit : Si tu refuses, tu devras t'agenouiller devant la faux de la Mort.
La Déesse lui répondit : S'il doit en être ainsi, c'est que c'est mon destin et c'est mieu ainsi!

Diana s'agenouilla en signe de soumission devant la main de la mort et lui la flagella de sa faux avec tant de tendresse qu'elle s'écria : Je connais ta douleur, et la douleur de l'amour.

Dis lui dit enfin : Sois bénie, ma Reine, ma Dame.
Puis, il lui donna les cinq baisers de l'initiation, en disant : Seulement ainsi puisses-tu atteindre la connaissance et la joie.
Et il lui apprit tous ses mystères et lui fit cadeau du collier sur lequel était le cercle de la renaissance. Et elle lui apprit tous ses mystères du vase sacré qu'est le chaudron de la renaissance.

Ils s'aimèrent et s'unirent dans l'acte sacré. Pour un temps, Diana resta dans le royaume de Dis. Là sont les trois grands mystères de la vie de l'homme : la Naissance, la Vie et la Mort; L'Amour les contrôle tous.  Pour trouver l'amour, il faut retourner encore au même moment et au même endroit où nous avons connus ceux que nous avons aimés avant. Il faut rencontrer, reconnaitre, se souvenir, et les aimer à nouveau. Mais avant de renaître, il faut mourir et être prêt pour un corps nouveau. Et pour mourir, il faut être né à nouveau, mais sans amour rien ne pourrait renaître.

Mais la Déesse est d'amour, de joie et de bonheur. Elle ne désire et ne souhaite que chérir ses enfants dans cette vie et la prochaine. Dans la mort, elle révèle sa communion, dans la vie, elle enseigne la magie et le mystère du Cercle (qui est établi entre les mondes dse hommes et des dieux).»

5. Toujours à l'Ouest, allumez la petite chandelle blanche. Faites une pause quelques instants, puis éteignez-la en disant : «Diana se trouve à présent dans le Royaume du Seigneur des Ombres. La terre s'endort dans un manteau de glace et la vie se tait. Mais je ne crains pas cette dure saison, car tout est comme il doit être. Alors, je rends grâce au Sombre Seigneur et trouve en lui réconfort, dans sa sagesse, son essence. Puisse mon chemin est béni au nom du dieu.»

6. Au nord, déposez l'athamé et la baguette et dites : «Le règne de la déesse renonce grâce à l'amour du règne du dieu.»

Reprenez la baguette et l'athamé, embrassez-les et redéposez-les face au nord. Assoyez-vous devant le crâne et récitez la Charge du Dieu : 

«Voici les paroles d Dieu : Aux temples de pierres tombés ou dans les vallons oubliés, là vous devez vous assemblez, vous qui cherchez à connaître mes mystères secrets. Je suis celui qui les garde et les révèle.
Je suis le Seigneur de la Terre et du ciel, des falaises rocheuses, des forêts sombres et profondes. J'étais là lorsque le monde était nouveau, et je t'ai appris à chasser et à cueillir les plantes pour te nourrir. Regarde à l'intérieur de toi-même, tu me trouveras. Je suis cette force que tu puises en toi lorsque tu en ressens le besoin. Je suis ce qui combat la peur. Je suis le héros et le fou. Je suis celui qui te libère, et celui qui te lie. Par amour pour toi, j'ai donné ma vie. Je suis mort mais me suis relevé à nouveau. Je prépare la voie de ta quête et te précède toujours pour te guider. Car c'est en devenant toi-même que tu deviendras qui je suis. Entends le tonerre, je suis là. Vois le faucon et le corbeau qui croassent, et le cerf qui apparait dans les forêts claires, je suis là. Ferme tes yeux à la fin de tes jours, et je suis là, je t'attends au temple de pierre.»

7.  Transportez votre représentation de la déesse (statue, dessin, etc.) vers l'Ouest et récitez :
«Voici les mots de la Déesse : La roue de l'année a tourné, cycle après cycle, temps après temps. J'ai marché dans le Royaume Caché des Ombres; je t'y ai préparé une place. Je laisse derrière moi la rude et dure saison; j'allume pour toi un feu d'amour à l'intérieur, je me souviendrai de toi et retournerai à toi. Car tu es le Gardien de la Flamme, et jamais je n'abandonnerai ceux qui tiennent la flamme vivante.
En cette saison difficile, sache que je me tiens près de toi. Mais lorsque la verdure de la terre et des arbres reviendra, je devrai m'en retourner.»

8. Placez le calice de vin face à la statuette de la déesse, élevez-le et plongez la baguette dans le vin.

9. Placez la chandelle blanche en face du calice et allumez-la. Allez vers le nord, prenez le crâne et retournez à l'ouest en le déposant en face de la chandelle blanche.

10. Dans une main, prenez la chandelle blanche, dans l'autre, le crâne. Récitez : «Voici la lumière née de la saison antérieure. J'accepte maintenant l'essence du dieu.»

11. Éteignez la chandelle grâce au crâne.

12. Gouttez à un petit bout de racine de rue, trempée dans le vin.

13. Placez le chaudron au nord et emplissez-le des feuilles séchées et brûlez-les. Déposez votre offrande face au chaudron. Regardez les flammes et dites : «Voici l'utérus de la Déesse de la Nuit, qui porte l'enfant de l'année à venir. O symbole du Mystère auquel nous retournons tous, j'honore ton essence et la magie qui émace de mon union avec toi!»

14. En accomplissante le geste de la manifestation, dites : «Que vienne l'Enfant promis!»

15. Tenez le crâne et dites : «Je suis rassurée d'être protégé par les bras du dieu. Je ne serai dans le besoin ni ne souffrirai point, car mon sort est entre ses mains. Alors, je me réjouis, festoie et célébre son nom!»

16. Terminez la célébration avec des gâteaux et du vin. 

Dernière mise à jour : ( 23-12-2007 )
 
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