La religion étrusque
La Religion étrusque: une religion Révélée
L'Antiquité unanime s'accorde à reconnaître dans les Étrusques l'un des peuples les plus religieux du monde civilisé. Qu'il s'agisse du païen Tite-Live, tout empreint des antiques traditions italiennes, lorsqu'il disait: «Ce peuple était d'autant plus attaché aux rites religieux qu'il excellait à les mettre en pratique». Ils nous est très difficile de nous faire une idée exacte de ce que fut la religion du peuple toscan. Nous ne la connaissons que dans sa phase terminale, par des traditions grecques et latines, alors qu'elle se trouvait influencée et pénétrée de pensée et mythologies grecques. Des traditions plus tardives sont visiblement inspirées des considérations judéo-chrétiennes qu'il n'est alors plus possible de reconnaitre la réalité étrusque. Trois caractères de leur religion sont pourtant bien marqués.
À l'inverse des religions indo-européennes occidentales, la religion étrusque était une religion révélée. Cicéron disait: « Les Étrusques racontent que, sur le territoire de Tarquinia, alors qu'on labourait la terre et qu'un sillon s'était creusé plus profondément que les autres, en sortit un certain Tagès qui a parlé à celui qui labourait. Ce Tagès avait, selon les livres étrusques, l'aspect d'un enfant et la sagesse d'un vieillard. Tagès signifiait par ailleurs «la voix issue de la Terre». La population étrusque s'assembla autour de celui-ci; son discours porta tout entier sur l'enseignement de l'haruspiine...» Une autre partie de la révélation aurait été réservée à un autre être surnaturel, la nymphe Végoé ou Végoia: elle se serait spécialement étendue sur les préceptes concernant l'interprétation des foudres et les rites de limitation des champs et territoires, qui eurent une grande importance.
C'était une religion de livre, contrairement aux religions grecque et romaine. Cependant, longtemps la religion étrusque ne posséda que de très fragmentaires écrits, transmis oralement, de génération en génération, dans les moindres détails. Tous les textes anciens insistent sur le fait que Tagès dictait sa révélation et que celle-ci fut écrite. Elle l'était tout entier au 1er siècle avant l'ère chrétienne et le livre était la mise en forme définitive et complète de la doctrine.
Les livres sacrés étaient composés en trois série:
~ Source: Les Étrusques: peuple secret, A. Hus.
L'Antiquité unanime s'accorde à reconnaître dans les Étrusques l'un des peuples les plus religieux du monde civilisé. Qu'il s'agisse du païen Tite-Live, tout empreint des antiques traditions italiennes, lorsqu'il disait: «Ce peuple était d'autant plus attaché aux rites religieux qu'il excellait à les mettre en pratique». Ils nous est très difficile de nous faire une idée exacte de ce que fut la religion du peuple toscan. Nous ne la connaissons que dans sa phase terminale, par des traditions grecques et latines, alors qu'elle se trouvait influencée et pénétrée de pensée et mythologies grecques. Des traditions plus tardives sont visiblement inspirées des considérations judéo-chrétiennes qu'il n'est alors plus possible de reconnaitre la réalité étrusque. Trois caractères de leur religion sont pourtant bien marqués.
À l'inverse des religions indo-européennes occidentales, la religion étrusque était une religion révélée. Cicéron disait: « Les Étrusques racontent que, sur le territoire de Tarquinia, alors qu'on labourait la terre et qu'un sillon s'était creusé plus profondément que les autres, en sortit un certain Tagès qui a parlé à celui qui labourait. Ce Tagès avait, selon les livres étrusques, l'aspect d'un enfant et la sagesse d'un vieillard. Tagès signifiait par ailleurs «la voix issue de la Terre». La population étrusque s'assembla autour de celui-ci; son discours porta tout entier sur l'enseignement de l'haruspiine...» Une autre partie de la révélation aurait été réservée à un autre être surnaturel, la nymphe Végoé ou Végoia: elle se serait spécialement étendue sur les préceptes concernant l'interprétation des foudres et les rites de limitation des champs et territoires, qui eurent une grande importance.
C'était une religion de livre, contrairement aux religions grecque et romaine. Cependant, longtemps la religion étrusque ne posséda que de très fragmentaires écrits, transmis oralement, de génération en génération, dans les moindres détails. Tous les textes anciens insistent sur le fait que Tagès dictait sa révélation et que celle-ci fut écrite. Elle l'était tout entier au 1er siècle avant l'ère chrétienne et le livre était la mise en forme définitive et complète de la doctrine.
Les livres sacrés étaient composés en trois série:
- Livres des haruspices, codifiant l'art d'examiner les entrailles (enseigné par Tagès)
- Livres des foudres (enseigné par Végoé)
- Livres rituels, vaste ensemble de préceptes intéressant la vie des hommes et des États, comprenant les livres achérontiques, pendant du Livre des Morts égyptien et refermant tout ce qu'il fallait savoir pour bien atteindre l'au-delà.
~ Source: Les Étrusques: peuple secret, A. Hus.