Le culte romain
Ne cherchons pas dans la religion romaine ni une vie spirituelle, ni une inspiration morale, ni une doctrine de vie! Le Romain est d'esprit pratique et juridique: l'État, la famille et l'individu sont liés aux divinités par un contrat mutuel, en vertu duquel les dieux s'engagent à protéger ceux qui leur rendent un culte défini par le mos majorum. Les cérémonies sont-elles accomplies selon les rites ancestraux, les dieux doivent accorder leur aide. Si les rites ont été imparfaits, malheur à celui qui est cause de cette déficience! Tout le reste de la vie est régi par la coutume, la tradition ou le droit.
Le culte familial est le plus important et le plus astreignant. Il consiste dans les devoirs à rendre aux âmes des ancêtres défunts: le lar familiaris, âme du fondateur de la famille (représenté sous la forme, toute menue, d'un jeune homme); les manes, âmes des autres ancêtres, les penates, génies chargés de la prospérité matérielle de la famille.
Ces dieux familiaux ont une chapelle, le lararium, placé d'abord dans l'atrium, puis dans le péristyle. Le pater familias (père de famille, l'aïeul) est le prêtre de ces cultes; un esclave en est le sacristain.
Le culte populaire est l'expression spontanée du besoin religieux et l'occasion de réjouissances publiques: ainsi, les lares compitales, génies protecteurs des carrefours, étaient l'objet d'un culte de quartier.
Le culte sacerdotal était célébré à l'initiative de sodalitates sacerdotum, associations de prêtres voués à un culte particulier et invitant le peuple à des cérémonies fixes: ainsi, les Luperques, le 15 février de chaque année, conviaient à un sacrifice et à un banquet.
Le culte public (sacra publica) était celui de l'État. Il était soumis au contrôle et à l'initiative des collegia sacerdotum, et spécialement des Pontifex Maximus. Celui-ci était le responsable principal du culte à rendre aux dieux protecteurs de la cité (Penates publici) et aux dieux supérieurs (triade capitoline: Jupiter, Junon, Minerva...). Les cérémonies se déroulaient au Capitole. Quant au foyer de l'État, il était gardé et entretenu au temple de Vesta: ce soin incombait aux Vestales. Vivant en communauté, sous l'autorité de la Grande Vestale, elles renonçaient au mariage et s'astreignaient à une règle de vie stricte. En compensation, ces prêtresses étaient l'objet d'un respect universel et, comme les hauts dignitaires, elles sortaient précédées d'un licteur.
~ Source: À la découverte du monde gréco-romain, M. DEMAT et J. LALOUP, tome 1, 3e édition, H. Dessain éditeur, Liège, 1958.
Le culte familial est le plus important et le plus astreignant. Il consiste dans les devoirs à rendre aux âmes des ancêtres défunts: le lar familiaris, âme du fondateur de la famille (représenté sous la forme, toute menue, d'un jeune homme); les manes, âmes des autres ancêtres, les penates, génies chargés de la prospérité matérielle de la famille.
Ces dieux familiaux ont une chapelle, le lararium, placé d'abord dans l'atrium, puis dans le péristyle. Le pater familias (père de famille, l'aïeul) est le prêtre de ces cultes; un esclave en est le sacristain.
Le culte populaire est l'expression spontanée du besoin religieux et l'occasion de réjouissances publiques: ainsi, les lares compitales, génies protecteurs des carrefours, étaient l'objet d'un culte de quartier.
Le culte sacerdotal était célébré à l'initiative de sodalitates sacerdotum, associations de prêtres voués à un culte particulier et invitant le peuple à des cérémonies fixes: ainsi, les Luperques, le 15 février de chaque année, conviaient à un sacrifice et à un banquet.
Le culte public (sacra publica) était celui de l'État. Il était soumis au contrôle et à l'initiative des collegia sacerdotum, et spécialement des Pontifex Maximus. Celui-ci était le responsable principal du culte à rendre aux dieux protecteurs de la cité (Penates publici) et aux dieux supérieurs (triade capitoline: Jupiter, Junon, Minerva...). Les cérémonies se déroulaient au Capitole. Quant au foyer de l'État, il était gardé et entretenu au temple de Vesta: ce soin incombait aux Vestales. Vivant en communauté, sous l'autorité de la Grande Vestale, elles renonçaient au mariage et s'astreignaient à une règle de vie stricte. En compensation, ces prêtresses étaient l'objet d'un respect universel et, comme les hauts dignitaires, elles sortaient précédées d'un licteur.
~ Source: À la découverte du monde gréco-romain, M. DEMAT et J. LALOUP, tome 1, 3e édition, H. Dessain éditeur, Liège, 1958.