Qui étaient les Étrusques
La civilisation étrusque est la plus brillante de toutes les civilisations indigènes de l'Italie Antique. Elle ne ressemble à aucune autre des populations européennes. Son domaine géographique par excellence est compris entre la mer Tyrrhénienne, le Tibre et l'Arno. Mais des rameaux très importants de cette civilisation ont fleuri au nord des Apennins, dans le bassin du Pô et en Romagne, ainsi qu'au sud du Latium, en Campanie et jusqu'aux vallées du Sele et du Tanagro.
L'hypothèse la plus plausible les fait descendre des Alpes, où une partie de leurs descendants se seraient retirés plus tard en Rhétie. Les Rasenas, comme ils s'appelaient eux-mêmes, supplantèrent la nation ombrienne, lui enlevèrent le bassin du Pô, refoulèrent les Ligures dans les vallées Apennins et des Alpes occidentales; ils franchirent l'Apennin, s'établirent dans les bassins de l'Arno, de l'Ombrone, à droite du Tibre, se superposant aux Ombriens et aussi aux Tyrrhénienes; ceux-ci eurent sur leurs vainqueurs une grande influence, au point que les voisins leur appliquèrent le même nom (grec Turseis, ombrien Turscum, latin Etrusci). L'Étrurie méridionale surtout demeura tyrrhénienne.
Leurs caractères originaux se développent du IXe au Ier siècle avant l'ère chrétienne. Durant cette période, jusqu'à leur absorption dans l'État romain, les Étrusques ont noué les rapports les plus variés et les plus intenses avec les Grecs, les Latins, les peuples sabelliques et les Celtes. Principaux interlocuteurs des Grecs en Italie (leur arrivée était placée par leurs annales vers l'an 1200 et correspondant dans une certaine mesure à l'expansion thessalo-dorienne en Grèce). Les Étrusques ont également marqué d'une empreinte profonde les évènements et les institutions en rapport avec le monde romain. À ce jour, la langue étrusque est toujours peu compréhensible, mais la place centrale des Étrusques dans l'histoire de l'Italie et de la Méditerranée antiques est définitivement établie.
L'Étrurie septentrionale forma une confédération de douze cités, dont nous ne savons pas grand-chose. Felsina (Bologne), Mantoue, Melpum sur l'Adda, Adria qui donna son nom à la mer Adriatique, furent les plus célèbres. Au nom des Étrusques se rattachent les immenses travaux d'endiguement, de canalisation et de drainage qui assainirent et mirent en valeur le bassin inférieur du Pô. Dans l'Étrurie proprement dite, la Toscane actuelle, ils en accomplirent d'aussi importants; le val de Chiana, la Maremme connurent alors une richesse qu'elles n'ont jamais retrouvée. Constructeurs de villes, guerriers, agriculteurs, commerçants, marins, les Étrusques se distinguaient vraiment en tout des autres peuples de l'Italie. Leurs marins parcouraient les mers Adriatique et Tyrrhénienne auxquelles on garde justement leur nom. Ils y dominèrent pendant des siècles avant les Grecs et les Carthaginois qui leur enlevèrent la prépondérance dans la Méditerranée orientale. La confédération des douze cités qui se partageaient l'Étrurie toscane formait probablement une véritable nation; le lien fédéral se relâcha plus tard et le morcellement prépara la ruine de ce peuple énigmatique.
~ Sources: Encyclopaedia Universalis p. 1036 et
http://www.cosmovisions.com/ChronoItalieAntique.htm
L'hypothèse la plus plausible les fait descendre des Alpes, où une partie de leurs descendants se seraient retirés plus tard en Rhétie. Les Rasenas, comme ils s'appelaient eux-mêmes, supplantèrent la nation ombrienne, lui enlevèrent le bassin du Pô, refoulèrent les Ligures dans les vallées Apennins et des Alpes occidentales; ils franchirent l'Apennin, s'établirent dans les bassins de l'Arno, de l'Ombrone, à droite du Tibre, se superposant aux Ombriens et aussi aux Tyrrhénienes; ceux-ci eurent sur leurs vainqueurs une grande influence, au point que les voisins leur appliquèrent le même nom (grec Turseis, ombrien Turscum, latin Etrusci). L'Étrurie méridionale surtout demeura tyrrhénienne.
Leurs caractères originaux se développent du IXe au Ier siècle avant l'ère chrétienne. Durant cette période, jusqu'à leur absorption dans l'État romain, les Étrusques ont noué les rapports les plus variés et les plus intenses avec les Grecs, les Latins, les peuples sabelliques et les Celtes. Principaux interlocuteurs des Grecs en Italie (leur arrivée était placée par leurs annales vers l'an 1200 et correspondant dans une certaine mesure à l'expansion thessalo-dorienne en Grèce). Les Étrusques ont également marqué d'une empreinte profonde les évènements et les institutions en rapport avec le monde romain. À ce jour, la langue étrusque est toujours peu compréhensible, mais la place centrale des Étrusques dans l'histoire de l'Italie et de la Méditerranée antiques est définitivement établie.
L'Étrurie septentrionale forma une confédération de douze cités, dont nous ne savons pas grand-chose. Felsina (Bologne), Mantoue, Melpum sur l'Adda, Adria qui donna son nom à la mer Adriatique, furent les plus célèbres. Au nom des Étrusques se rattachent les immenses travaux d'endiguement, de canalisation et de drainage qui assainirent et mirent en valeur le bassin inférieur du Pô. Dans l'Étrurie proprement dite, la Toscane actuelle, ils en accomplirent d'aussi importants; le val de Chiana, la Maremme connurent alors une richesse qu'elles n'ont jamais retrouvée. Constructeurs de villes, guerriers, agriculteurs, commerçants, marins, les Étrusques se distinguaient vraiment en tout des autres peuples de l'Italie. Leurs marins parcouraient les mers Adriatique et Tyrrhénienne auxquelles on garde justement leur nom. Ils y dominèrent pendant des siècles avant les Grecs et les Carthaginois qui leur enlevèrent la prépondérance dans la Méditerranée orientale. La confédération des douze cités qui se partageaient l'Étrurie toscane formait probablement une véritable nation; le lien fédéral se relâcha plus tard et le morcellement prépara la ruine de ce peuple énigmatique.
~ Sources: Encyclopaedia Universalis p. 1036 et
http://www.cosmovisions.com/ChronoItalieAntique.htm